Jeudi 14 juillet
Depuis le début de notre séjour, grâce en partie à notre choix de nous déplacer en camping car, nous avons l’impression de vivre 2 à 3 journées en une. Aujourd’hui encore, cette impression sera confirmée : récit.
A 7h30, lever hyper matinal pour attraper le bus de 8h48 qui nous conduit à l’embarcadère pour emprunter un des 3 navires en partance pour les îles Koster. Auparavant nous complétons notre pique-nique en achetant des petits pains et et des pommes, nous faisons un passage au distributeur à billets, nous effectuons une lecture des prévisions météo dans la presse suédoise et Ewen jette un coup d’oeil sur le classement du tour de France.
A 9h50, nous embarquons pour les îles. Nous goûtons aux rayons de soleil sur le pont supérieur en savourant qui un Kanellbulle (moi), qui un beignet à la vanille (Ewen) !
Tranquilles
Détendus
40 minutes plus tard, après avoir franchi la fosse sous-marine, trace d’un ancien fjord, qui sépare les iles du continent (250 m de profondeur quand même à comparer aux maigres 40 m de fond de notre célèbre goulet de la rade de Brest…), nous débarquons sur Northern Koster pour une randonnée extrêmement agréable, alternant entre sous-bois et paysages marins.
Les sherpas
Le chemin suspendu
La langue de galets
Nous longeons une langue gigantesque de galets charriés par la fonte du glacier du fjord, Isalyne y choisit une “force de pouvoir” parmi ces milliards de pierres. A 12h nous arrivons à point nommé sur une plage isolée, où nous nous la coulons douce pour savourer un bon bain d’eau de mer (le dernier avant quelques jours) et pour déguster notre pique nique du jour (qui aurait été réduit à sa portion congrue, si je n’avais pas retrouvé un couteau et des petites cuillères dans la poche latérale de mon sac à dos ( … ouf! Sauvés ! ) , nous permettant d’accéder aux saveurs d’un melon et de bonnes tranches de fromage en accompagnement de nos tranches de jambon glissés dans nos petits pains …
Rien que pour nous
Le soleil se voile progressivement dans une brume d’altitude.
Pour l’instant les dieux du ciel nous ont gâté et ce n’est encore rien à côté de ce qui nous attend le soir …(je ménage mes effets … suspens)
Un bac électrique à 6 places
La ballade sur l’île se poursuit par un passage court mais sportif sur Southern Koster en profitant du mini-bac à câble électrique qui assure la liaison permanente pour franchir les 50 mètres de la passe qui sépare les deux îles. Un quiproquo entre Hélène et moi nous fait alors entamer une folle course contre la montre pour attraper le bateau de 15h15 à l’autre bout de l’ile. Contre toute attente, alors que l’affaire semblait pliée, malgré notre marche (course) forcée, nous profitons du léger retard du bateau pour grimper à son bord., certes essoufflés, mais récompensés de nos efforts…Non pas que nous tenions absolument à quitter les îles Koster, mais notre seconde journée nous attendait avec un voyage de liaison vers le lac Siljan.
Pause café et pause thé
Jour de fête nationale en France passée sous les couleurs suédoises
La pause inventée par Tane et Cathy
Ca rigole à bord
Nous quittons Stromstad et nous avalons les 420 kms dans la soirée. Isalyne dort jusqu’à 20h à l’arrière sur notre lit. Ewen engouffre Tolkien (le tome III ne devrait pas tenir jusqu’à dimanche). Une pause casse-côûte dans un champ à la sortie de Karlstad nous fait le plus grand bien avant que ne commence le film à grand spectacle haute définition 3D ne débute.
Nous roulons paisiblement sur la Inlandsvägen et tout à coup le spectacle commence. Nous assistons à notre plus beau coucher de soleil sur les forêts à perte de vue. Somptueux. Les mots me manquent pour décrire les sensations ressenties, la beauté des lumières et des couleurs. Comme le fait remarquer Ewen, la forêt nous apparaît en ombres chinoises sur l’horizon en feu. Le ciel se nimbe de reflets enflammés , jaune, rouge, orange, rose, mauve, pourpre,…Les courtes ouvertures dans le tissu végétal nous laisse deviner plus qu’admirer les lacs rougeoyants. Nous sommes subjugués et poussons des exclamations à chaque sommet, à chaque virage comme sous la pluie d’étincelles d’un feu d’artifice. Nous pensons même avoir raté notre embranchement routier vers Leksand, tellement fascinés par le clou spectacle.
Premières lueurs
Un jaune crèmeux
Reflets de nuages irisés
Ombres chinoises
Qu’est ce qui nous attend après le virage ?
Le bouquet final
A 23h30 nous dénichons enfin une aire de repos improvisée à 20 kilomètres de notre destination.
De très beaux clichés ! Merci pour ce joli retour sur votre voyage.
RépondreSupprimerLa lumière tardive et rasante suédoise est toujours magique !
A plus tard sur votre route !