Dimanche 10 juillet
(lignes écrites sous un nouveau “couchant” somptueux et lumineux” sur les rochers face au Stigfjorden)
Myriade ou kyrielle ?
Je passe la matinée à méditer la phrase de Nicolas Bouvier “On croit qu’on part pour faire un voyage, mais l’on se rend vite compte qu’en réalité c’est le voyage qui vous fait…”
A 12h après les douches, la lessive, nous fuyons le camping. Nous prenons la route ¨de Mollösund où nous attend je pense le premier tournant de notre voyage. Nous partons avec le pique-nique et une serviette de bain sans savoir ce qui nous attend. Nous partons à l’instinct. Mollösund ça sonne bien à l’oreille. Sur la route en venant, dans le derniers virages, j’ai cru reconnaitre un des paysages du film “Les grandes personnes”.
Nous tombons alors nez à nez avec un charmant village, mi-port de plaisance, mi-villégiature. La rue principale s’emmêle dans les cabanes rouges de pêcheurs avant de s’enfuir au milieu d’un dédales de maisons en bois. La ruelle est étroite.C’est merveilleux. Les boites aux lettres s’entassent par dizaine au milieu du bord de la route car le coeur du village est inaccessible aux voitures. (J’ai du mal à me concentrer ce soir car les variations de lumière sur le Stigfjorden sont splendides).
Séchoir à harengs
Nous poursuivons notre balade jusqu’à une zone de bains où nous dégustons notre modeste pique-nique : sandwichs à la sardine.
Avant avec Ewen nous avons gouté la tiédeur des eaux de baignade. (En ce moment le bruit des poissons plongeant dans les eaux du bras de mer me font lever la tête …. trop tard…sans doute était-ce un de ceux dont j’ai dessiné la silhouette tout à l’heure à partir du modèle décrit sur le panneau de la réserve naturelle).
Après la pause bronzette, sous un ciel qui s’est éclairé d’un bleu pur, nous observons les bateaux qui zig-zaguent entre les ilots.
Je crois que je n’ai jamais vu autant de bateaux aller et venir sur un plan d’eau. La mer est calme, sous ce vent soutenu. Nous allons ensuite nous rafraîchir dans l’eau. Un régal. On se prendrait presque pour des suédois en vacances…tellement c’est goûteux.
Puis c’est l’heure du retour vers le port pour siroter qui un thé, qui un café, qui un chocolat chaud, qui une glace à la vanille.
Mollösund aura fait beaucoup pour donner un nouveau rythme à notre fabuleux voyage, un nouveau souffle.
Ensuite nous longeons la côte à la recherche de notre “gîte”. Les décors que nous découvrons sont encore à couper le souffle : le pays des abers pourrait presque aller se rhabiller s’il n’était situé en Bretagne. Nous dénichons un havre de paix dans le sud de l’île dOrust, à Homlensen. Pas d’hésitations ce soir, nous resterons dormir ici. La suite de la soirée nous donne 1 000 fois raisons avec cette peinture qui se colore devant nos yeux minute après minute. Je l’observe depuis mon rocher. Magnifique. Un voilier vient de traverser la baie en tirant derrière lui le rideau de lumière. Quelques dernières photos au téléobjectif et il est temps de rentrer rassurer les filles sur le motif de notre longue absence.
Lecture inspirée
Panorama grandiose
La lumière du soir est belle mais fragile ! Un rien la contrarie.
Qui ne voudrait pas être à bord à naviguer …? Qui?
Homme chanceux que celui qui voit la beauté du monde
Au coucher je ré-ré-ré-écoute l’interview de la reporter Manon Loizeau par Rebecca Manzoni qui dans sa minute de solitude à la fin de l’émission avait fait la lecture des mots de Nicolas Bouvier.
Demain sera un autre jour sur l’île de Tjorn, mais j’en suis convaincu il sera beau.
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