Samedi 9 juillet
Après un réveil en douceur qui n’annonçait rien sportif, nous prenons la route en direction de l’île de Marstrand. Les décors que nous traversons sont encore à couper le souffle. Notre léger retard à l’allumage, nous fait arriver à la pointe de la presqu’île pour découvrir des parcs de stationnement archi bondés. Demi-tour donc vers l’entrée est de la pointe où nous escomptons monter dans le bus en provenance de Göteborg. Le bus n’arrive pas. Au bout de 20 mn je propose à Hélène et aux enfants de les déposer à l’embarcadère, de les laisser faire quelques courses et acheter les billets du transbordeur, pendant que je retournerai garer le camping car à l’entrée de la presqu’île et reviendrai sur mes pas en vélo : 5 kms de pédale … un jeu !
De retour seul au parking, 5 kms plus loin je me rends compte effaré, mais seul, que les clés du cadenas du vélo sont restés dans ma sacoche qui est restée avec Hélène !!! J’enfile mes chaussures de sport et je m’engage pour un 1/8 de marathon sous un soleil de plomb. La file d’attente au droit de l’embarcadère aura fait largement patienter ma troupe.
Dans la file d’attente, nous comprenons enfin les raisons de cette affluence que nous ne soupçonnions pas : se déroule ce WE sur l’île de Marstrand une compétition internationale de régates de la Stena Cup. Au débarcadère nous filons à la suédoise du côté opposé à la foule, histoire de découvrir cette charmante île : colonisée par une nuée multicolores de voiliers. Nous pique-niquons sagement devant le spectacle offert par les bateaux qui entrent et sortent du port par la passe Nord.
Nous traversons ensuite le village, un peu déserté par les touristes "(“Mais où sont tous les gens qui faisaient la queue ?”) et apprécions ce décor très “Nouvelle Orléans”.
Enfin nous nous laissons guider par les voix des spectateurs venus assister en masse à cette compétition de voile. Nous grimpons à notre tour sur les rochers noirs de monde transformés en gradins naturels et assistons , médusés, au spectacle.
Au départ, nous ne comprenons pas trop les règles. Il y a10 bateaux sur le plan d’eau certains naviguent pendant que d’autres attendent en faisant des ronds dans l’eau. Nous pensons au départ qu’il s’agit d’une course entre ces 10 bateaux. Mais les applaudissements nourris et chaleureux des spectateurs lorsque l’équipage suédois franchit la ligne d’arrivée nous fait penser qu’il ne peut s’agir de joie collective pour une simple 9ème place…
Nous comprenons enfin l’organisation en place. En fait, il s’agit d’une compétition de match racing. Les concurrents sont appelés deux par deux dans l’aire de départ. Les skippers se disputent alors le vent par des manoeuvres viriles, acrobatiques et hautement risquées : les monocoques se frôlent à 10 cm ! Il y a du bluff, de l’esbroufe, et voire même de l’inconscience !
Les juges arbitres à bord brandissent tour à tour des drapeaux de pénalité que le juge central valide ou non à bord de sa vedette. Une fois le décompte terminé (le compte à rebours est réalisé à bord des navires par de équipiers munis d’un casque et de drapeaux qu’ils abaissent au fur et à mesure que les minutes s’égrènent), les deux voiliers s’élancent pour un parcours banane de toute beauté.
Les bouées de passage sont situées à quelques mètres des rochers au pied des falaises.
Le vent souffle sans modération.
Le soleil remplit à merveille son rôle d’éclairage naturel. F.A.N.T.A.S.T.I.Q.U.E…..F.A.B.U.L.E.U.X !!
Nous nous arrachons de ce spectacle pour aller piquer une tête, un peu plus loin à l’écart de la foule.
Ewen poursuit son entrainement intensif de plongeons depuis l‘échelle de bois fixée au rocher.
Nous jouissons de ce décor naturel égayé par les 10 voiliers qui régatent au loin.
De retour au port nous fendons la foule et nous nous autorisons une pause glace en : “en kulla vanilje”
Il se fait déjà 17h, je rechausse mes chaussures de coureur à pied et reprend la route pour aller chercher le camping car.
Nous filons vers l’île d’Orust.
En fait les décors de l’île d’Orust, nous les avions découverts il y a 6 mois en visionnant le film “les grandes personnes” à la télé. Au moment du générique Hélène de me dire : j’aimerai bien aller là en vacances…sans savoir où c’était bien sûr, si ce n’est en Suède. Vous connaissez tout à présent de l’origine de notre périple.
A peine arrivé au camping, un violent orage s’abat sur tous les campeurs, y compris nos jeunes voisins que nous aidons à monter leur tente. Bonne ambiance !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire